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prévention bien-être au travail

Agir pour le bien-être au travail : décryptage et astuces

Vaste sujet diront certains ! On sait qu’on peut aujourd’hui agir pour prévenir un burn-out. Alors pourquoi pas intervenir avec de bonnes ondes, cette fois, pour le bien-être au travail des équipes, mais aussi des employeurs et managers.

Cet article aborde la définition du bien-être au travail face à la société et ses exigences. Puis, les bienfaits et les signes annonciateurs qui mettraient en péril la qualité de vie au travail des équipes.

Qu'est-ce que le bien-être au travail ?

définition bien-être au travail

Il peut y avoir de nombreuses confusions. La première est que le bien-être au travail représente un salarié à l’aise dans son environnement, ce qui le rendra plus performant. 

Ensuite, selon la définition de l’OMS. Une alliance parfaite entre les capacités, les envies et les besoins de l’homme d’un côté. Les exigences économiques, sociales et humaines de l’autre. 

En 2019, 15% des personnes en âge de travailler souffraient de troubles cognitifs (données OMS). 

Quels sont ces bienfaits sur nos lieux de travail ?

Implication du salarié

Le sens et l’utilité au travail sont des valeurs vraiment exploitables. Les salariés accordent de plus en plus d’importance aux conditions de travail en entreprise.

J’observe 2 catégories distinctes. 

Les conditions de travail pour le premier, avec un angle matériel : les risques physiques et chimiques, conditions sanitaires. L’aspect organisationnel (horaires et rythmes de travail, autonomie, organisation du temps de travail) et la sphère psychosocial (ambiance d’équipe, satisfaction au travail, relations hiérarchiques).

Lorsque ces conditions sont réunies chez le salarié. Cela se traduit, forcément par un accroissement de la motivation (pour se lever le matin !), et surtout l’envie de rejoindre son lieu de travail. L’engagement des salariés sur le collectif est évidemment positif. L’entraide, le partage, l’expression sont encore une fois, des besoins satisfaits. 

Créativité et Performance accentuées

J’ai longtemps cru que la créativité était de l’ordre de la création avec mes mains (j’ai donc toujours pensé que je n’étais pas créative !) Alors que la créativité, c’est bien autre chose. Elle se définit par les capacités d’un homme à imaginer et rêver quelque chose de nouveau.

La créativité a besoin de temps et d’espace pour se développer ; pour que les choses prennent forme. Essayer de travailler 7 jours/ 7 et vous verrez si l’esprit a suffisamment d’espace pour créer. La créativité est une valeur refuge pour se retrouver. Mais aussi pour faire émerger un collectif plus soudé et complémentaire de part leurs idées.

Grâce à la créativité, les salariés apprennent à mieux se connaître, partage un besoin d’expression.

La créativité est contagieuse, faites-la tourner. Albert Einstein

Comment peut-on affirmer le lien entre créativité et performance ?

La créativité permet un regroupement de pairs et de leurs idées au sein des institutions. Plusieurs cerveaux échangent en même temps.  L’écoute, les échanges et les partages prennent forme. Faire partie d’une communauté est gratifiant pour les salariés. Ils se disent que, peut-être, ils ne retrouveront pas ailleurs ce sentiment d’appartenance.

La performance naît de ce processus. 

Mutualisation des compétences, l’appétence pour la gratitude et se rassurer parce qu’on a intégré une communauté. Le combo gagnant pour développer et accentuer la productivité de l’entreprise.

créativité

Les bénéfices d'une amélioration sur la qualité de vie

L’homme est satisfait de son travail et cela se voit aussi dans son corps. Une belle prévention contre les maladies, le renforcement du système immunitaire et la diminution des cancers. Voilà l’effet recherché ! En bref, moins de prises de tête, et le cerveau aime. 

Pourquoi ?

Parce que la charge mentale est libérée voir inexistante. La charge mentale, finalement, est à l’opposé du stress. Elle englobe toutes les tâches à accomplir pendant une journée. 

Le stress, à un degré suffisant pour soi (et c’est très subjectif), nous fait nous lever le matin. Le stress permet une remise en question. La dernière fois que j’ai « stressé » dans une situation similaire, tout s’est bien passé. Le stress nous invite à entrer en introspection avec nous-même. A nous dépasser outre-mesure.  

Alors, quels sont les symptômes, « les clignotants au rouge » à identifier pour prévenir le turn-over, vaincre un mal-être et rester dans une dynamique de bien-être au travail ?

Signes annonciateurs d'une institution en danger

J’ai recensé plusieurs critères responsables d’une qualité de travail désuet : 

  • Une fiche de poste avec des missions mal définies – ou pas de fiche de poste

Le salarié ne connaissent pas exactement ce qu’on attend d’eux -)

  • Harcèlement moral, violences verbales ou sexuels

 

  • Pas de demande de feedback

Les salariés ont besoin d’entendre les points à améliorer, les avancées majeurs et gratifiantes des actions en cours. Un coup de boost est le bienvenu. Managers et salariés, à vos demande de retours sur le travail effectué.

  • Une vision au travail sans évolution professionnelle

L’homme, par définition, a un besoin débordant d’apprentissage et de réalisation de soi pour être épanoui au travail. Pour ce faire, des perspectives de carrière semblent être une idée intéressante.

  • L’ambiance d’équipe

Les relations psychosociales inter entreprises constituent le noyau dur d’une institution. Le salarié se reconnaît à travers l’autre. Des idées pour avancer sur le sujet ? Afterwork, repas, célébration des anniversaires entre salariés et managers … Ces temps de rencontres et d’échanges constituent une vraie chance de créer une communauté. A noter dans l’agenda -)

  • La prévention des risques physiques 

Pour que l’entreprise puisse enregistrer une baisse significative des arrêts maladies et troubles musculosquelettiques, les actions de prévention des TMS doivent être inscrites dans la démarche continue de l’amélioration des conditions de travail. La prévention des TMS se définit par sa pérennité. 

  • L’aménagement des postes de travail

Table à hauteur d’homme, matériel ergonomique et technique, l’organisation du travail amélioré. L’ergonomie au travail constitue une priorité pour salariés et employeurs. Prévenir les TMS, gagner en qualité de vie au travail ne se fera pas sans des adaptations ergonomiques pour l’homme.

Un élément important à ne pas oublier. L’échec fait partie de l’apprentissage. Toutes actions mises en place n’est pas vouée à la réussite, au premier jet. Modifier sa façon de faire est déjà un signe de vouloir une véritable qualité de vie pour soi et pour ses équipes.

En conclusion, agir pour le bien-être au travail est réaliste. De nombreuses solutions existent. Les inscrire dans le temps est indéniable. J’accorde une importance toute particulière à remettre les salariés au coeur des débats participatifs. Pour une avancée vers la qualité de vie en entreprise. Et vous ? quelles actions avez-vous retenues ?

sabrina pihan ergonome

Je suis Sabrina Pihan, dirigeante de l’entreprise les bonnes postures. Ergonome de formation. Je suis témoin de troubles musculosquelettiques (canal carpien, coiffe des rotateurs). J’ai longtemps cherché les causes, trouvées à l’école d’ergonomie, puis des solutions (médecine douce). J’accompagne les entreprises dans la prévention des TMS, et la lutte contre l’absentéisme.